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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 00:26

Bon, force est de constater que je suis bloquée, là.

J'ose plus partir sur aucun sujet ni déblatérer goulûment à tout propos comme jadis.

Je ne m'en rendais pas compte à l'époque, mais c'est hyper dur en fait de tenir un blog.

Mais comment je faisais pour avoir cette spontanéité qui a fait de moi un mythe, une légende?

Une icône.

Mais qu'avais-je donc à dire de si pressant pour le libérer aussi promptement?

Mais que pouvais-je bien vivre de si passionnant pour en tartiner des hectolitres?

...

?????????

Putain comment j'ai fait pour dégainer 370 billets?

J'avais pas froid aux yeux putain.

Je me penche sur les titres de rubriques pour en savoir plus (peut-être qu'en fait j'étais un vrai portail de connaissances):

"Arrête ton baratin. L'angoisse du jour. Mère indigne. Tu marketeras ton prochain. People OK j'en parle. Fashion stories. Questionnaire de l'imposteur."

Hum, ça c'est de la thématique.

L'autre jour, j'ai croisé des blogueuses (tiens mon ordi me propose "blagueuses" en lieu et place) et je me suis d'abord dit les pov meufs elles n'ont que ça à faire avant de réaliser que nous étions un peu pareilles et que donc bon.

- Et toi ton blog il parle de quoi? me demande une brune qui m'énerve depuis le début.

- Bah euh de trucs, des trucs, je sais pas, des trucs... Des trucs, quoi. Je sais pas.

- Enfin bon, tu dois bien savoir de quoi il parle ton blog.

- Oui, non, enfin, j'en ai deux. Un d'humeurs (celui qui a trouvé le mot humeurs est un génie) et un de bouffe.

- Celui de bouffe, c'est facile d'expliquer, tu fais quoi, des recettes, des critiques de resto?

- Euh bah euh non, bah euh. Oui, pas que. Non.

- C'est forcément l'un ou l'autre.

- Nan mais c'est plutôt des ambiances, des expériences, des euh. Enfin... Je parle... de la vie... de la mort (putain je peux pas fermer ma gueule).

Elle ouvre de grands yeux hausse les sourcils et fait remonter une narine de dédain.

Je tente de rectifier mon côté tarée.

- Je parle juste de ce que je ressens.

- Oui bah comme nous toutes quoi.

- Oui voilà (putain à peine sortie de mon terrier je suis déjà claquée) (mais j'enchaîne, ça s'appelle discuter) (et se venger). Et toi, tu parles de quoi dans ton blog?

- MOI je ne m'intéresse qu'aux VRAIS artisans, aux VRAIS passionnés et je (j'ai pas retenu la suite j'avais pas envie d'écouter) (mais je relance le débat)

- Fais voir ton blog, je suis curieuse, ça a l'air vraiment intéressant ! (enjouée)

Elle tapote. Le blog s'affiche.

Je dis "ça me dit quelque chose ton nom de blog".

- Oui, c'est possible que tu en aies entendu parler.

Je réalise qu'en fait non je n'en ai jamais entendu parler et commence à parcourir les articles.

C'est nul.

Enfin je n'ai pas à juger ni à me sentir supérieure.

Voilà. Je voulais vous raconter ça parce que c'est à l'issue de cette conversation que j'ai eu envie de revenir ici.

Ce que je kiffais dans mon blog c'était cette liberté de faire des catégories merdiques et de PARTIR SUR MES TRUCS sans me soucier des trucs.

Ce que je kiffais dans mon blog c'était de commencer des billets sans jamais savoir où j'allais.

D'aucuns jugeront que ce que je fais est nul.

Tant mieux. ça nous laisse entre nous.

Vous m'avez manqué.

Je sens que je me débloque.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 16:33

Merci pour vos mots d'amour, qu'ils furent doux à mes yeux et comme je vous kiffe tous.

Chers vous (permanents ou de passage),

En attendant de surgir des profondeurs de mon terrier (nan parce que tant qu'à me remettre à bloguer, autant m'offrir un retour digne de ce nom) (la belette en lunettes noires), je vous propose que l'on reprenne contact tranquillos en faisant tout et n'importe quoi, histoire de voir si on a changé (moi non, merde).

Ce cadre impérial étant posé, je tiens à dire que durant ces 15 mois d'absence totale de la blogosphère, j'ai été extrêmement sensible à toutes les marques d'attention que j'ai reçues de vous divins lecteurs, mails privés, commentaires, petits mots, propositions d'aide. Et aussi, faut-il le souligner, je regardais ce matin pour la première fois mes statistiques depuis un an et demi, et... ça a augmenté.

Encore un truc que je ne comprends pas sur cette planète.
Bref, très sérieusement, je peux vous dire que, dans les moments de réelle difficulté (= d'épreuve insoutenable), tout geste, même micro, même virtuel, a une portée décuplée.

Merci à chacun, chacune de vous, de m'avoir aidée à conserver un lien avec vous et avec ce blog.

Mesimpostures.com prendra bientôt une autre forme qui sera officiellement notre espace de déploiement collectif (enfin, pour ceux qui le méritent) (ah si, j'ai changé, mon côté animal a repris le dessus).

Je vous surkiffe.

PS : Degust'Emoi m'a fait grimper hors de mon terrier pour déguster des vins de ouf et propose à l'un de vous de gagner un atelier d'oenologie (ça a lieu dans plein de villes de Province aussi, ça dure 2 heures et ça vaut 59 euros, voyez ça ).

Comment gagner ce bon pour un cours de dégustation, que vous pourrez par ex offrir à votre oncle pour Noël? Ou y aller vous-même (l'égoïsme, c'est mon nouveau créneau)?

C'est très simple. Vous inventez un mot/bruit/geste pour remplacer le cérémonial du tchin tchin qui, ma foi, a fait son temps.

On choisira ensemble ce qui deviendra notre CONFIDENTIAL TCHIN.

Vos réponses en commentaires.

Ou par mail sur freebelette@gmail.com

Putain trop contente d'avoir repris ce blog.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:50

Reviens ! REviens ! REViens ! REVIens ! REVIEns ! REVIENs ! REVIENS ! REVIENS VITE !

Ô, belette, je t’attends. Je t’implore et te supplie.

Quinze mois sans avoir de tes nouvelles,

Quinze mois sans savoir ce qu’est devenue la nounou que tu n’as pas engagée,

Quinze mois sans connaître les enseignantes fantastiques de tes enfants,

Quinze mois sans cliquer sur le lien de ton blog, le sourire aux lèvres,

Quinze mois sans cliquer sur la fermeture, en riant à gorge déployée.

Tu avoueras, chère belette, que c’est inhumain d’infliger un tel traitement à des lecteurs si fidèles.

Affine tes griffes, lèche-toi les babines, et tape un article à ta façon,

J’en souris déjà !

@ très vite,

Alphonsine

http://desnoeudsdansmonfil.blogspot.ch/

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 14:15
Message du loup à la Belette

Par LE LOUP DE LA CLAIRIERE alias Cécilia

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 00:09

L'heure est grave, les amis.

La Belette n'a plus pointé son museau depuis des mois, ni par ici, ni par là.

La Belette ne fait plus ni posture ni imposture. Elle tourne en rond dans son terrier.

La Belette est en voie de se poissonrougiser.

Et franchement, pour être la dernière à l'avoir vue, je peux vous dire qu'il fait GRAVE noir dans son aquarium-terrier.

J'ai tout essayé pour la convaincre de revenir, la flatterie, les insultes, les hurlements, la niaiserie, le belette language...

La Belette, tu me manques.

La Belette, maintenant tu reviens tu discutes pas.

Coucou la Belette bisou-bisou.

La Belette MAIS QU'EST-CE QUE TU FOUS PUTAIN DANS TON TERRIER (PUTAIN) ?

En tant que présidente du Comité de Sauvegarde de la Belette en milieu hostile, je donne ce jour l'alerte.

La Belette est devenue sourde.

La Belette est devenue muette.

Ses yeux se ferment.

La Belette est en train de perdre le goût.

Elle dit qu'elle ne sert à rien.

Elle dit qu'elle s'en fout.

Elle dit que je peux reprendre son blog, ou quelqu'un d'autre, que de toute façon, on lui a déjà tout pris.

Elle dit qu'elle n'existerait pas, ce serait pareil.

Elle dit que personne ne l'aime.

Je dis mais t'es malade ou quoi.

Ya moi putain.

Elle s'en fout.

Bon voilà, je vois bien que je crie dans le désert, mais bon, tant pis, je tente des trucs.

Et je vais faire un battage de taré pour que la Belette revienne posturer et imposturer, sur un blog, ou ailleurs, par écrit, par oral, par gestes, comme elle veut. Mais qu'elle donne des nouvelles, merde, c'est la moindre des choses après tout ce qu'on a fait pour elle.

Je commence donc mon battage. Et je n'arrêterai que quand La Belette aura repris les clés de ce blog même pour le quitter définitivement.

LA BELETTE, LE MONDE N'EST PAS SI HOSTILE. ALORS, SORS DE TON TROU.

Si parmi vous, d'autres souhaitent lui envoyer un message qui sera publié sur ce blog (j'ai les clés, lâchez-vous), faites-moi parvenir ça avec la signature de votre choix sur FREEBELETTE@GMAIL.COM

Pour finir, quelques mots doux. La Belette, si tu m'entends. Please.

La Belette,

Quand tu kiffes, ça me fait kiffer.

Quand tu te défoules, ça me défoule.

Quand tu t'énerves, ça me calme.

Quand t'es toi, ça me donne envie d'être moi.

Donc

S'il te reste UN PEU D'HUMANITE, REVIENS.

Le monde n'est pas complètement hostile puisqu'il y a moi (quoi, ça te suffit pas?).

Magne-toi.

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Published by labelette
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:28

Je ne pensais pas rédiger deux billets de ce type la même année, mais comme vous tous, je suis soumise à certaines secousses plus ou moins intenses dans ma vie.

Celle que je traverse actuellement est du genre hyper intense. 

Bien évidemment, ce blog étant public (et surtout plus vraiment anonyme), je ne peux partager ce que je vis. Je n'ai pas non plus la capacité de transformer ces choses en joli, en drôle, en aimable et de les déposer ici. Cela viendra peut-être un jour, quand j'aurai renoué avec le concept de légèreté (plutôt qu'avec celui de l'enclume). 

Je fais donc une pause avec ce blog, je ne sais pas quand, comment je le reprendrai, ni même si ce sera jamais le cas. 

MAIS (lisez encore, c'est là que vous intervenez)

ce lien fort et désinteressé, ce sentiment de proximité que vous avez pu parfois ressentir en venant ici, tout ce qui fait que nous ne sommes pas que dans de l'échange virtuel mais dans une affection véritable et sincère, je ne veux pas le laisser derrière moi. Il est trop rare dans le monde qui est le nôtre (fucking monde d'image et de paraître). 

J'ai aujourd'hui besoin de toutes les forces possibles pour retrouver la mienne.

Alors, si certains d'entre vous ont envie de m'envoyer un peu de leur vie, de leurs impostures, de leurs petites trouvailles, si vous avez envie de vous épancher, de discuter, anything, je suis joignable via la ligne contact juste à droite de votre écran. 

Ah...

Et aussi...

Je cherche du travail sous n'importe quelle forme et je suis super motivée.

Mais va falloir vous creuser parce que je ne sais rien faire à part...

A part ce que vous savez (ouais bon).

Voilà, quand j'ai créé ce blog, Christie, qui en tenait un depuis longtemps, m'avait dit:

"Ton blog te permettra de jeter des bouteilles à la mer. Si tu veux quelque chose très fort, dis-le, et qui sait..."

C'est chose faite.

Ah, et juste un conseil, le seul et unique que j'aurai jamais laissé dans ces pages...

Il est toujours plus utile de se demander pourquoi l'autre a agi comme il a agi que de le juger.

Et c'est valable aussi pour soi-même.

Portez-vous bien les merveilleux. 

 

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Published by labelette - dans L'angoisse du jour
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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 00:52

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Oui oui, vous avez bien lu. 

Lau et moi venons de réitérer notre phénoménal exploit de l'année dernière.

Cette perspective délirante, fantasme inassouvi pour les uns, improbable cataclysme calorique pour les autres, consistant à faire sur une journée le tour des meilleures pâtisseries parisiennes, nous l'avons renouvelée.

Dans les rues de Paris surchauffées par un soleil déchaîné, les passants furent nombreux ce mardi de juillet à nous applaudir tout au long de notre trajectoire. 

Les voilà, les voilà!!!!

La caravane de folles a sévi une fois encore.

Plus entraînées que pour le Tour de France, avec pour tout dopage notre seule motivation, nous avons marché-dégusté à n'en plus pouvoir, finissant à bout de force - mais heureuses - notre insensé périple.

Pour le choix des pâtisseries, nous avions réuni la fine fleur de nos envies et des suggestions glanées à droite à gauche, nos principales sources ayant été bien sûr l'incontournable blog de Louise raids-patisseries.com, le Figaroscope, le "buzz" général et certains Coupsdefoodeurs avisés comme Pau, Chipie Chic ou encore Jean-Phi. 

Un algorithme complexe nous a permis de régler la question du parcours et nous a obligées à transiger sur certains quartiers. Nous avions cependant l'ambition de caser une séance de cinéma (pour manger tranquillos des sablés), mais on n'a pas trouvé de film durant moins de 7 minutes. 

Le Kiff Tour, faut-il le préciser, n'a d'autre ambition que de nous faire plaisir et d'autre prétention que de rapporter nos propres perceptions.

Trêve de préambule, venons-en au Jour J.

Je me lève très tôt et après une rapide lecture des centaines de messages de soutien qui nous parviennent du monde entier ("Courage les filles"; "On pense à vous", "On est tous avec vous", "J'aurais tant aimé trouver un billet d'avion pour vous voir"), je suis fin prête.

- Maman, t'es prête hyper tôt aujourd'hui!

- Parce que je pars, Poussin.

- Tu vas où? 

- Manger des gâteaux.

- Je peux venir?

- Non, poussin, c'est trop fatiguant pour les enfants.

- Papa, maman elle fait des blagues!!!

Première halte : la boulangerie du 84 rue de Maubeuge dans le 9è. 

Vous n'en avez jamais entendu parler, c'est normal, c'est ce qu'on appelle une boulangerie de quartier, et c'est le genre d'endroit où jamais je n'aurais mis les pieds (alors que j'habite pas loin) si plusieurs personnes ne m'avaient sortie de mes idées préconçues.

- Ils font une super tradi à la boulange rouge.

- Celle en face de la pharmacie? Elle a l'air dégueu. 

- T'as goûté au moins?

- Ben non, ça se voit quand on passe en face.

J'ai finalement goûté la Tradi, en effet fort bonne, et Pau, notre rédactrice et Coupsdefoodeuse hyper avertie m'a récemment lancé l'air de rien :

- Tu sais qu'ils font des viennoiseries de folie dans la boulange qui a l'air dégueu, en face de la pharmacie?

- Pfff. Moi ça fait longtemps que je sais qu'elle est pas dégueu. Faut pas se laisser influencer par une devanture.

Trop contente d'avoir une adresse "dénichée", j'ai donc acheté deux croissants et deux pains au chocolat encore tout chauds et frétillants de beurre.

Ah oui, je vous ai pas dit...

Cette fois, nous n'étions pas deux, mais trois.

Fanny, qui écrit aussi pour Coupsdefood, a souhaité intégrer la TAREE TEAM, et ce, en dépit de mes tentatives de dissuasion (il fallait éprouver sa motivation).

- Si tu viens, TU MANGES TOUT.

- Attends, ça dépend, yaura quoi?

- C'est pas grave, je te raconterai.

- Nan nan, c'est bon, je viens. 

- Attends, pas de comédie de "ça me dit rien", "j'aime pas" ou "j'en peux plus", hein?

- Je VEUX venir. 

- OK. Si tu craques, c'est que t'as pas le niveau, dans ces cas-là on continue sans toi, c'est CLAIR?

- J'y arriverai. J'en suis capable, je suis sûre. 

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Je plonge mon sachet de viennoiseries dans mon sac à dos (ouais, mon marido a eu la bonne idée de me conseiller de prendre mon big appareil photo, bon certes la définition est meilleure que sur l'I phone, mais c'est un peu moins discret).

Erreur fatale, ça + la cohue dans le métro + la chaleur etc., mes pauvres croissants sont arrivés méchamment écrasés à bon port.

Je rejoignais les filles à Faidherbe Chaligny en métro quand : 

Mesdames messieurs, en raison d'un incident d'exploitation, c'est grave la merde sur toutes les lignes et la Belette va être grave en retard au Kiff Tour.

C'est ainsi que ce qui était déjà une mauvaise idée au départ (mettre des viennoiseries dans un sac chargé) s'est transformé en catastrophe (on relativisera plus tard).

- Elles sont tout écrasées, déplore Fanny.

- Ouais mais bon, j'aime bien comme ça, moi, ratatinées-beurrées, ça me rappelle la boulange de mon enfance.

- Ah ouais, moi aussi (Lau et moi habitions au même endroit).

- Oh la la, comment tu les as écrasées...

Alors, oui, c'est vrai qu'elles étaient moins gonflées, que le craquant du dessus s'etait volatilisé, et qu'elles ne sont pas d'anthologie (je regoûterai tout de même, pour leur rendre justice), mais on les a tout de même trouvées très bonnes (moi, le pain choco, Lau et Fanny ont beaucoup aimé le croissant).

Après une pause thé-croissants, c'est le début de notre sprint. Avec nos sandales ce mardi-là, nous étions suréquipées pour marcher à très vive allure voire courir du 11è au 6è, du 7è au 17è.
Les Usain Bolt du bitume.
Nous avons donc fait quelques pas jusqu'aux très esthétiques gâteaux de Lignac dans la pâtisserie qui porte son nom (la pâtisserie éponyme comme dirait l'autre). Je vous laisse admirer la tarte aux framboises, fort bonne, mais somme toute assez classique.
Fanny est rassurée, car nous coupons la tarte en trois bandes.
- Ah ça va, c'est rien en fait, on croit que vous mangez comme des dingues, mais pas du tout.
- Bah ouais, on est affamées en fin de journée avec nos bandelettes de pâtisseries.
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On hésite sur la suite du programme, Pralus ou pas Pralus?
Pralus (pâtissier roannais Meilleur Ouvrier de France célèbre pour ses pralines auquel a succédé son fils, chocolatier de renom, l'un des rares à torréfier lui-même ses fèves, et créateur de la Barre Infernale...).
Direction la rue Rambuteau, même s'il s'agit d'un copieux détour (on n'est pas à 10 km près).
Nous demandons la fameuse Praluline, ou brioche aux pralines.
En mon for intérieur, j'ai quelques doutes, rapidement balayés par un orgasme au pied des tuyaux de Beaubourg (à ce moment-là, je n'ai que peu de considération pour l'octogénaire qui s'est suicidé la veille au même endroit  - vite, aboule la Praluline).
Fanny tombe sur un morceau surchargé en pralines, pas moi, putain la brioche, la consistance, les pralines, le goût, le craquant, c'est un truc de ouf.
Il est temps de manger un cheesecake.

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Le Figaro ne jure que par lui, le cheesecake de chez She's Cake.

Dans une mignonne petite boutique-salon de thé sise près de la gare de Lyon, la star de la maison se décline en une multitude de parfums assez tentants il faut le dire.

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Nous optons pour un nature surmonté de quelques framboises (cette fameuse "touche minceur" qui ne nous quittera pas de la journée).

Fanny fait la fine bouche.

- J'aime pas le cheesecake.

- TU MANGES.

Elle prélève une particule de gâteau du bout de sa cuillère.

Mine de dégoût.

- Berk, j'aime pas le goût et c'est trop riche.

- On avait dit qu'on parlait pas des calories.

Je goûte.

- C'est trop riche.

- Ah bah tu vois.

Assez grosse déception en ce qui me concerne, insipide pâte aux Petits Beurre plus que détrempée, crème trop grasse et trop sucrée, manque la petite pointe d'acidité qu'on aime bien percevoir dans le cheesecake, même dans le lointain.

Lau est bien moins sévère que moi, mais le bilan est négatif.

Exit la Gare de Lyon, nous poursuivons notre quête dans le 6è, où se trouve une bonne partie des adresses.

Alors que nous avions supprimé la Maison du Chou de notre liste (on pensait que ce serait redondant avec la religieuse), nous tombons dessus lors de notre trajet et nous sentons obligées d'y faire un stop.

Il faut dire aussi que la boutique, charmante, est située sur l'une des plus jolies places de Paris (place de Fürstenberg). Elle me rappelle le temps où, étudiante, je m'arrêtais là pour bouquiner (bon en fait je mangeais des crêpes).

La Maison du Chou a été créée très récemment par Manuel Martinez, Meilleur Ouvrirer de France et chef du double étoilé Relais Louis XIII. 

J'en conviens avec vous, ce n'est pas très original en ces temps de surchouïsation de se lancer dans pareil commerce à Paris. On goûte tout de même, sait-on jamais.

L'échoppe (j'ai du vocabulaire, hein) est minuscule, tout juste suffisante pour quelques tables et trois saveurs. Nature, café, chocolat.

On prend nature, Fanny prend chocolat.

Les choux sont fourrés minute, gage de fraîcheur.

Tout semble bien engagé, le craquelin de spéculoos qui recouvre le chou est avenant, on est contentes de tester un truc en plus de la liste qui est si mince...

Quand soudain c'est le drame. 

On ne s'attendait pas à pareil fourrage.

Fanny espérait une ganache, Lau une crème fouettée, ce fut une espèce de mousseline, peu sucrée, à base de fromage blanc.
Le chou lui-même est excellent, mais nous n'avons pas été convaincues par la garniture.

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A quelques mètres de là, Josephine Bakery nous attend de pied ferme avec son affriolante vitrine. Née de la rencontre entre un meunier et un pâtissier au riche parcours, cette boulangerie-pâtisserie joue la carte de l'enfance et des plaisirs d'antan avec des produits de qualité.

Nous optons pour le far breton et un sablé à la confiture - on nous a dit grand bien des sablés.

C'est dans un petit square au pied de l'église Saint Germain que nous déballons nos trésors.

Fanny commence à avoir un bon niveau et enchaîne les bouchées.

Le far est moelleux, très frais, pas sec, très (trop?) richement pourvu en pruneaux et l'appareil a un excellent goût d'oeuf(celui que recherchent les fans de far). 

Petits bémols : un peu trop sucré et collant.

Quant au sablé... Déception, il est plutôt mou et ne présente pas un grand intérêt gustatif. On aurait peut-être dû prendre celui au beurre, et pas en été? 

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Un far sur un banc, en attendant 

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Après ces mises en bouche sucrées, nous décidons qu'il est temps de s'offrir une halte salée.

En chemin, nous croisons la boutique d'Arnaud Larher qui n'est pas prévue au programme.

On fait d'abord semblant de ne pas vouloir voir de plus près, et on finit avec une tarte au citron (Lau ayant une folle envie de tarte au citron). 

C'est à regret que nous ne testons pas les fort sympathiques cakes. On doit se limiter.

Après une vague salade dégueu, Lau et moi croquons dans la tarte au citron (Fanny est excusée, elle n'aime pas mais c'était pas sur la liste).

Bof.

L'appareil est pas mal, quoiqu'un peu trop crémeux, mais le mariage avec les blancs en neige fadasses est malheureux tant pour le goût que pour la consistance. La pâte n'est pas assez présente.

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Bien.

C'est pas tout ça, mais vous auriez pas envie d'une Tropézienne, vous? 

Mais si, comment tu sais?

La célébrissime Tarte Tropézienne (bon ils disent tarte mais c'est pas du tout une tarte) d'Alexandre Micka a fait irruption à Paris voilà quelques semaines avec une boutique-salon de thé dédiée. Nous avons goûté la Baby Trop', une version miniature. 

La brioche est bien fondante, la crème a un bon goût de vanille, le sucre est parfaitement dosé avec les grains bienvenus pour casser la texture mais...

Ya un goût, là.

Ouais je crois que c'est du rhum.

Nous ne sommes toutes les 3 "pas très rhum", donc ce ne fut pas parfait pour nous, mais cela reste une douceur pas désagréable (surtout quand, comme nous, on n'a rien mangé depuis le matin)...

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Evidemment, impossible d'être dans les parages sans faire un saut à la Pâtisserie des Rêves.

Alors que Fanny se tâte sur l'opportunité d'acheter un Paris-Brest "en gâteau", nous ne dérogeons cette fois pas au programme en optant pour le Paris Brest dans sa version glacée et les sablés au gianduja.

(désolée pour les photos, tout a fondu à toute allure).

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Cette glace est simplement folle.

Si vous aimez le Paris Brest ou le praliné, elle mérite de très larges détours.

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Nos avis ont divergé sur les sablés.

Lau est restée sur sa faim si je puis dire : "Mais... Le gianduja?".

Fanny et moi avons adoré, mais il est vrai qu'on sentait surtout le chocolat noir et le sablé (divin) avec d'autres trucs dont Conticini a le secret (des noisettes craquantes et une fine couche de gianduja). Pas du tout écoeurant contre toute attente et fort peu sucré.

Il est temps de manger un fruit, non?

Nous avançons plus avant dans le 7è, jusqu'à Secco, où se trouve le gâteau préféré de Louise, la tarte aux pommes caramélisées.

L'aspect est rustique et fait songer à du fait maison (pas par moi).

Là encore, nous divergeons.

Lau - J'aime pas.

Moi - T'aimes pas quoi?

Lau - La pâte n'est pas assez croustillante, les pommes sont très bof, bon, chais pas, j'aime pas, me saoule pas.

Fanny et moi apprécions pour notre part la forte présence des pommes, bien cuites et cependant moelleuses, très charnues. La pâte gagnerait en effet à être un peu plus craquante, mais l'ensemble se distingue vraiment de ses copines tartes aux pommes des autres pâtisseries.

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Après tous ces fruits, il va falloir couper avec du chocolat.

Direction Rollet Pradier, une vieille institution ronronnante du 7è, où la religieuse au chocolat est arrivée première au classement du Figaro.

Accueil plus que moyen, la vendeuse est assise et nous tourne le dos, puis elle se lève et nous voit avant de nous tourner le dos à nouveau pour envoyer un fax, alors qu'il n'y a que nous dans la boutique. Pas d'excuse, rien, alors que la pâtisserie date de 1854, la nana aurait dû avoir le temps de rôder son hospitalité, non?

La religieuse est jolie, mais Fanny se demande à juste titre si ce serait pas plutôt une mignardise...

Verdict : chou rassis, ganache pas mal, bon et très présent chocolat noir de glaçage, excellente idée de la feuille de chocolat craquante. Rien d'exceptionnel.

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- Fanny, ça va, tu tiens le coup?

- Oui, je veux que tu sois fière de moi.

Nous marchons jusqu'au prochain spot fraîcheur, chez la glacière Martine Lambert où nous prenons un sorbet. 

Ouais, on est au régime.

Nous suivons le conseil de Louise et optons pour cassis.

Très bon goût de fruit, assez bien dosé en sucre, belle texture.

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Eh mais, on a presque fini là, non? 

Il reste deux-trois trucs, super légers.

Rendez-vous dans la boutique Aux Merveilleux de Fred (plusieurs dans Paris). Ici, deux spécialités : les Merveilleux (meringue enrobée de crème fouettée) et les Cramiques (brioches).

On nous a conseillé les deux, alors on obtempère. Ce sera deux petits Merveilleux, un chocolat noir et un spéculoos-chocolat blanc, et une brioche aux raisins.

Nous les mangeons place Clichy, dans un décor tout autre que le 7è.

Les Merveilleux (pardon, je sais qu'il y a beaucoup d'amateurs) ne nous font pas plus jubiler que ça, et notre préférence va au chocolat blanc-spéculoos. Très sucré, forte présence de la meringue (mais les grandes tailles sont sans doute meilleures).

La brioche est quant à elle excellente.

C'est ici que Fanny déclare forfait, très proche du but, mais nous la félicitons et lui donnons des brioches pour le chemin, au cas où elle ait faim. 

- Bravo, je suis hyper fière de toi.

Elle pleure.

Je pleure.

Lau pleure.

C'est comme aux JO, les nerfs qui lâchent après les épreuves. C'est normal il paraît.

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Elles sortent du four, hummmmm, c'est parfait pour notre goûter, ça.

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Mais qui a laissé des Merveilleux sur son Vélib?

Bon, nous, nous avons un but à atteindre. Une halte, encore.

Soudain, monte une panique.

Attends, il est 18h, si ça se trouve, ya plus de flan là où on va...

Putain c'est vrai, ça.

La peur au ventre, nous parcourons les derniers kilomètres qui nous mènent à Guy Môquet dans une autre boulangerie de quartier, elle aussi dénichée par un Coupsdefoodeur.

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Ouf. Il reste pas mal de parts, tout simplement parce que leurs "flans à l'ancienne" sont présents en nombre, preuve qu'ils sont habituellement très demandés.

On prend une part, et la vendeuse, très souriante et sympathique, nous confirme que "oui, c'est vrai, les gens aiment beaucoup notre flan".

Nous finissons en beauté sur ce flan à tomber, avec sa "pointe de crème fraîche" et tout ce qui fait qu'on a envie d'en reprendre et d'en reprendre.

Le parcours s'arrête là, non parce que nous sommes à bout, mais parce que je dois rentrer.

Lau constate qu'elle a "quand même le ventre un peu tendu". Quant à moi, in the pocket, j'ai l'impression d'avoir juste mangé une pêche.

We did it.

Un grand merci à tous nos soutiens, nos coaches et conseillers, à nos familles qui nous ont encouragées, à Fanny qui l'année prochaine arrivera au bout, j'en suis sûre, à vous tous qui avez lu ce texte jusqu'au bout.

J'ai grave des courbatures du coup.

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Et si certains souhaitent s'essayer au parcours...

Boulangerie du 84 rue de Maubeuge, Paris 9è (viennoiseries)
La Pâtisserie by Cyril Lignac, 24 rue Paul Bert, Paris 11è
Pralus, 35 rue Rambuteau, Paris 4è
She's cake, 20 avenue Ledru-Rollin, Paris 12è
La Maison du Chou, 7 rue de Fürstenberg, Paris 6è
Josephine Bakery, 42 rue Jacob, Paris 6è
Arnaud Larher, 93 rue de Seine, PAris 6è
La Tarte tropézienne, 3 rue de Montfaucon, Paris 6è
La Pâtisserie des rêves, 93 rue du Bac, Paris 7è
Secco, 31 rue de Varenne, Paris 7è
Rollet-Pradier, 32 rue de Bourgogne, Paris 7è
Martine Lambert, 39 rue Cler, Paris 7è
Aux Merveilleux de Fred, 94 rue Saint-DOminique, Paris 7è
La boulangerie Basso,49 rue de la Jonquière, Paris 17è


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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 18:30

Vous le savez peut-être (sûrement, pour ceux qui viennent depuis un certain temps), j'aime bien savoir quelles sont les recherches Google qui ont pu conduire des gens sur mon blog.

J'ai noté, bien sûr, les plus originales, et non les plus fréquentes qui sont bien évidemment "Belette" et "blog intello".

Bref, pour atterrir là, ils ont tapé :

gens qui aime regarder les gens aux toilettes : ahem, certes, j'ai parlé de la lecture aux toilettes, de là à dire que je suis la spécialiste du voyeurisme fécal...

filles faciles à Agadir : nan mais Google quand je parle de baby club, tu seras mignon de bien capter l'esprit du voyage.

de quoi parler sur son blog : t'es sur un mauvais départ, mon petit, avant de se lancer dans un blog, il faut impérativement que tu aies une ligne éditoriale, un schéma narratif précis et une structure thématique parfaitement rodée. Un blog, ça rigole pas, sinon, on le fait pas. 

discours pot de départ mémorable : ben j'ai jamais parlé de ça, qu'est-ce que tu fous Google? Bon, si t'insistes, et si ça peut m'amener des gens...

Pot de départ de chez FRIANDIZZ

Bon et bien, voilà, mes 27 ans chez Friandizz, la boîte dont est friand, s'achèvent aujourd'hui, et autant vous le dire, putain, c'est pas trop tôt. Alors oui, j'ai passé de bons moments à la photocopieuse les premières semaines, j'ai aussi bien aimé le riz au lait du self le 27 janvier 1984, j'ai parfois même souri, surtout le soir, quand je quittais enfin les locaux suintant la transpiration de mon voisin - oh Michel t'es venu à mon pot, viens, approche, je parle de toi -.

Mais voilà, maintenant qu'on est là, tous ensemble, à se tenir chaud près de mes Chipster et de mon multifruit, j'ai envie de vous dire plein de choses, à chacun de vous. 

A toi, Brigitte, qui n'as jamais daigné lever la tête quand je te posais une question.

A toi, Manolo, qui as passé ton temps à mater des photos porno au lieu de réparer les ordis des autres - bah ouais, c'est con, la vitre derrière toi, elle fait des reflets, eh oui, c'est bête.

A toi Claudette, t'as vu, on t'a donné un surnom, enfin ça, c'est l'officiel, parce que quand t'étais pas là, on t'appelait plutôt Maxipute. C'est mignon, hein, oui oui, même notre grand patron à tous, il y allait de ton petit surnom. "Vous sauriez pas où elle est Maxipute, elle peut pas bosser 2 secondes, celle-là?" Je crois qu'il t'admire. Si, vraiment. 

A toi, Françoise, tiens, toi aussi t'es là, franchement c'est courageux, bravo, hein, bravo Françoise. Remarque, tu peux pas savoir que j'étais au courant toutes ces années de tes petites opérations en douce pour me couler - une vraie Mata Hari, championne, hein Françoise, championne. Attends, reste, pourquoi tu tournes les talons avec ta petite tête d'offusquée, reste, tu vas bien reprendre un quinzième verre de rosé. 

Ouh là, je vois que vous commencez tous à partir, pour un peu, je vous ferais regretter d'avoir pu quitter vos bureaux - mais si, vous savez, les pièces où vous glandez toute la journée -. Allez, vous savez bien que vous n'avez rien à craindre, qu'est-ce que je pourrais dire de toi, Gégé, je vais pas te critiquer parce que t'as tout fait pour que Maxipute prenne ma place - Maxipute, maxijambes, remarque, je t'en veux pas, c'est sûr c'est plus intéressant à regarder que mes varices, hein Gégé. 

Bon, bah puisqu'on est plus que deux, merci ma petite, d'être restée, tu vois, c'est ça Friandizz, comment ils disent, ah ouais, la générosité, l'élégance et le partage. J'espère que mon petit pot de départ t'aura donné envie de poursuivre ton stage ici. 

- pour savoir ce que les gens pensent de toi : pose-leur la question, ils te répondront que t'es super, ça vaut le coup

- histoire nounou sadique : mais qui a posé cette question? Un fana de nounou sadique? Une maman zen? Bon, je connais plein d'histoires de nounou, mais pas celle-là, désolée...

- poussée dentaire du nourrisson mythe ou réalité : mais enfin, évidemment, mythe. Les dents ne poussent qu'à l'adolescence, c'est connu.

- calories mini-viennoiseries : c'est simple, un mini pain au chocolat = 1/4 de concombre, un mini croissant = 1 tranche de citron

- pourquoi ma machine Singer Cocktail ne fait plus de points : ouais, j'ai eu le même problème. Chiant. J'ai remis la prise, c'est bon, elle refait des points et moi des ourlets. Tiens-nous au courant. 

J'adore l'idée d'avoir pu aider des gens. 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 17:32

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On croit que Keith Haring, c'est rigolo...

Je ne sais pas comment sont vos amis, mais moi, les miens se creusent la tête pour mon cadeau d'anniversaire.

Non que je sois difficile, vous le savez, j'ai des goûts honteusement simples. Seulement, comme je ne suis pas du genre à envoyer des signaux clairs (Coucou j'adore le sac gris clair réf 45624 de chez Nat and Nin, et sinon, on se voit quand? ), ni du genre à collectionner les vernis, encore moins les bijoux (c'est dingue ce que je ne suis pas attachée à l'apparence, maintenant que vous m'y faites penser), c'est moins évident.

Bref, Pup, que vous connaissez bien puisque elle a sacrifié un grand nombre de ses heures à bruncher avec moi, m'a organisé récemment une journée pour mon anniversaire.

Bah ouais.

Elle m'a dit "9H30 chez moi pour le petit dej", mission que j'ai relevée sans dommage. 

C'est toute guillerette que j'ai gravi ses escaliers pour finalement me retrouver face à un planning du jour.

Le programme se découpait en 4 étapes :

- petit dej (viennoiseries et Nutella)(avec des fruits)(dans le jus d'orange)(j'ai pris le Nutella pour lui faire plaisir, j'ai horreur du sucré)

- expo au choix parmi les suivantes

* Tamara de Lempicka (je suis pas fan)

* l'Art Nouveau (j'en ai déjà vu pas mal sur le sujet)

* Ron Mueck (j'ai déjà vu sa précédente expo à la Fondation Cartier et je voulais changer)

* Keith Haring (Youpi je voulais la voir)

- Dej avec deux endroits au choix

- Ciné, avec 4 propositions, j'ai retenu "Le Congrès" que Pup m'a décrit comme "très spécial" et qui présentait surtout l'avantage de jouer au MK2 Bibiothèque que je voulais tester depuis une soixantaine d'années

J'étais plus que ravie de toutes ces nourritures auxquelles avait songé Pup : culture et gastronomie, c'est tout moi, ça (Voici se situant entre les deux).

Nous prenons le métro et hop, dès le premier trajet, je jette le ticket "forfait journée" que m'avait acheté Pup. 

Merde putain j'ai jeté le ticket, j'ai trop l'habitude...

Alors que nous nous attendons au spectacle traditionnel des files d'attente à Paris, quelle n'est pas notre stupéfaction de découvrir un parterre désert (putain mais c'est pas là ou quoi?). A l'intérieur, personne ne patiente au guichet.

Coup de bol et plaisir unique de parcourir une expo sans avoir à dire pardon toutes les secondes pour essayer d'entrevoir un coin de tableau.

Le thème? Keith Haring, The Political Line (ouais au Musée d'Art Moderne on met des titres en anglais, si on y va c'est qu'on comprend l'anglais). 

Ah bon, ya une visée politique dans l'oeuvre de Keith? Je croyais que c'était juste des personnages rigolos avec des postures sympas et des couleurs pop.

Alors, autant le dire clairement, plutôt que de dimension politique, j'aurais plutôt parlé de dimension pénistique.

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Pour Keith, fougueux dessinateur aux allures de geek des années 90, la vie est pénis.

Et si mon bras était un pénis? 

Et si la tour devant moi était un pénis? 

Et si dans le ciel il n'y avait que des pénis?

Et si je me noyais dans un pénis? 

Tiens, j'ai 5 heures devant moi... Et si je dessinais des pénis, des pénis et des pénis?

Euh, ya des enfants, c'est chelou, non? Vérification faite, l'expo est interdite aux kids (ouais, je parle anglais, je suis so Art Moderne).

Alors, poussin, tu vois, là c'est un ange un peu particulier, on pourrait l'appeler l'ange-bite, c'est mignon, hein?mars13-1106.JPG

Icône du pop art, artiste engagé et prolifique, notre bouclé lunetté n'a eu de cesse de plaider certaines causes.

Le racisme c'est mal. 

La pollution c'est caca.

La religion c'est berk.

La tolérance c'est super (même si en fait, moi-même, je ne suis pas forcément la tolérance incarnée).

Le capitalisme et l'argent c'est vomis vomis. 

Tout cela exprimé bien sûr avec force pénis, corps transpercés, croix, dollars et Mickey. Et aussi des soucoupes volantes et des pyramides, des singes et des enfants, une planète ensanglantée et des monstres métaphoriques.

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Heureusement, la dernière partie de l'expo nous plonge dans une vision plus joyeuse de l'humanité.

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Evidemment, il y a ces couleurs, ces choix originaux, cette singularité de l'oeuvre qui la rend reconnaissable parmi des milliards.

Un artiste indéniablement.

Ensuite, changement plus que radical de décor puisqu'avec le resto-salon de thé "My place" (rue Saint Lazare, métro ND Lorette) nous débarquons direct chez mamie, assiettes au mur, vaisselle fine dépareillée, broderies et tapisseries.

Pas de pénis à l'horizon. 

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Nous voici face à d'aimables tartes salées, que nous complèterons d'une part de cheesecake et d'une tarte au citron meringuée (c'est ce qu'on a pris à deux, calmez-vous) (comme si j'étais capable de m'enfiler les deux toute seule). Une pause bienfaisante tant pour nos cuisses que pour notre cerveau en overdose (Eh mais Pup, ton verre, là, ça ne te ferait pas penser à un pénis?).

Aussitôt sustentées, aussitôt reparties vers cette partie de Paris autrefois invisible désormais surinvestie par les bobos, jamais en mal de défricher des quartiers dépérissants.

Enfin j'entre dans le MK2 Bibliothèque, vaisseau de verre, d'acier et de ciné également désert.

C'est vachement bien Paris en juillet, dis donc. 

Pup l'avait bien compris en lisant quelques lignes sur le "film-dessin animé" Le Congrès, c'est en effet très spécial. Carrément délirant, et l'on sait que le délire voisine souvent la confusion qui souvent voisine le "putain j'ai rien compris".

Ari Folman, le réalisateur israélien du superbe Valse avec Bachir propose une science-fiction mêlant euh tout un tas de truc, de l'hypertechnologie à l'enfant handicapé en passant par le rôle de l'image, le surréalisme, la quête de jeunesse perdue, etc.

Robin Wright est habitée par son personnage qui navigue (ah ça, pour naviguer) entre les dfférents mondes et l'ensemble n'est pas exempt d'émotion, bien au contraire, on ressent des trucs, sans trop savoir quoi.

Il semblerait que l'ensemble de l'équipe ait pris des champignons hallucinogènes, cela donne des images époustouflantes (à noter une bande son de folie) et un univers vraiment original (peut-être que deux univers hyper originaux dans la même journée, c'était trop pour mon cerveau étriqué), mais en ce qui me concerne, c'était soit trop barré, soit trop conceptuel, je n'ai pas été à la hauteur...

Pup, pourtant plus élevée que moi intellectuellement, m'a devancée (et soulagée) en reconnaissant qu'elle n'avait pas tout compris non plus...

En sortant, nous avons fouillé dans la fameuse boutique truffée de gadgets, de bouffe américaine et de chouettes bouquins. Pup m'a offert l'un de mes fantasmes : une photo réalisée par le studio Harcourt (Ok, là, c'était un photomaton, mais c'était quand même Harcourt dans l'esprit Noir et Blanc).

Dans le photomaton, j'ai rien capté, ça allait à toute vitesse, attends mais c'est où la lumière, je dois me mettre comment, comment on monte le tabouret, merde ça a flashé, merde je suis de traviole, merde ça reflashe, HELP!

La photo sort.

"T'es hyper naturelle" me dit Pup.

"C'est pas du tout toi" affirme mon marido à mon retour.

Bah ouais, moi aussi, je suis une vraie artiste. Insaisissable.

PS : un immense merci à Pup pour ce topissime cadeau d'anniv! 

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Mais... Où est le pénis de Charlie? Sauras-tu le retrouver?

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Question subsidiaire : que représente cette oeuvre? A vous de jouer!

 

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Published by labelette - dans Emotions culturelles
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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:43

nov12 0939

Ah bah moi aussi, j'avais envie de fruits...

Ils nous complexent (et, de ce fait, nous emmerdent), ceux qui :

- ne voient pas où est le problème quand on évoque depuis une heure avec force détails et une emphase de bon aloi ce qui pour nous est un ENORME truc hyper compliqué et délicat (et on finit en bout de course par lâcher un "nan mais tu peux pas te rendre compte, TOI)

- voient toujours tout du bon côté y compris dans leur propre vie (parce que dans celle des autres, c'est très facile de voir les choses en rose)

- te considèrent sans mot dire quand tu t'apitoies sur un truc (laisse-la, elle est folle)

- font l'effort d'essayer de te comprendre alors qu'eux ne sont pas d'accord (ah, tu laisses tes filles au baby club? Oui, je comprends, tu dois être fatiguée, non, moi, je les garde, j'adore faire plein de trucs avec mes enfants pendant les vacances)

- réussissent parfaitement là où tu râles, te prends la tête et ne fais rien (et en plus, ils sourient, tu les fais rire) (ou pire, ils t'encouragent et croient en toi)

- viennent de rencontrer un succès et saoulent tout le monde en mode "mais toi aussi tu peux y arriver, regarde, moi" (NAN et pourrais-tu éviter de me rappeler constamment que je ne peux pas passer ma vie à procrastiner)

- sont au régime et dont chaque micro-bouchée de concombre avalée devant nous engloutissant un hamburger est une insulte à notre capacité de JOUIR DU MOMENT PRESENT

- nous montrent leurs doigts fraîchement manucurés (t'as vu mon nouveau vernis, il est pas trop beau?) au moment où nos ongles sont en friches (et de ce fait planqués dans nos poches) (m'en fous de ton vernis)

- parlent mieux que nous de quelque chose qu'on est censés maîtriser mieux qu'eux

- comprennent tout instantanément quand on rame dès qu'il s'agit d'autre chose que de l'âne Trotro ou de la Maison de Mickey

- font tout très facilement alors que pour nous c'est toute une histoire...

 

Je discutais avec quelqu'un il n'y a pas longtemps. 

Cette personne m'a inspiré ce billet pour un grand nombre d'items.

Qu'elle en soit remerciée.

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C'est Quoi Ce Blog Débile?

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  • : En guise de blog, un espace de lâchage pour que l'imposteur que je suis puisse se défouler et révéler qui elle est. On (enfin, ma mère) me croit cultivée, intello, créative, impertinente, active... Une imposture en bonne et due forme et un blog pour révéler la face cachée. La vraie. Suivez-moi dans mes superficielles réflexions quotidiennes, mes prises de position sans intérêt et mes pensées creuses! Vous saurez bientôt tout de moi...
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